mercredi 28 octobre 2015

Lucie fais rien

C'est marrant les amalgames quand même...

Par exemple on dit souvent que le métal c'est satanique, mais les vrais sataniques ça existe vraiment ? Enfin bien-sûr que ça existe, mais il doit y en avoir assez peu au final, non ?

Quoi qu'il en soit j'écoute du métal, mais je ne suis pas satanique, je ne suis même pas croyant !
Mais si je l'étais, peut-être bien que je serai Luciférien.

Je peux comprendre que le principe monothéiste ait besoin d'une unité de représentation de l'antagoniste, mais je trouve ça triste que la tradition chrétienne ait assimilé complètement Lucifer à Satan.
Pour moi ils représentent bien deux principes différents.

Je replante le décor pour ceux qui ne sont pas familiers avec le contexte : On est au début du monde, tout va bien, tout est beau, tout est bien, et...on se fait un peu chier.
Dieu il est tout tranquille avec son armée d'anges et il gère sa petite affaire peinard.
Seulement parmi les anges, certains ne sont pas d'accord avec ça et une rébellion finit par éclater.
Là selon les textes, elle est menée par Satan alias Lucifer, Azazel, ou encore Crono et Aion (référence cachée). Le rébellion foire, les anges rebelles sont expulsés du Paradis, s'écrasent la tronche par terre et leur chef fonde l'Enfer et devient le Diable.

Dans ma version à moi, les rebelles sont menés par Lucifer ET Satan. Satan est bien le chef de la rébellion, mais Lucifer en est le symbole, l'inspiration, le meneur.

Mais vous devez vous demander ce qu'il y'a de si cool à ça.

Disons que Dieu représente l'ordre, la morale, la discipline...en un mot, l'establishment comme disent les américains. Il est nécessaire, mais pour qu'il fonctionne, un maximum d'uniformité est aussi requise.
Ceci admis, les rebelles représentent donc naturellement, en plus du chaos et d'un tas de trucs mauvais, le libre arbitre, l'individualité, en un mot : la liberté.

Lucifer signifie "porteur de lumière". C'est même l'un des noms attribués à Jésus lors son arrivée !
L'étymologie se Satan est plus complexe, mais on le rapproche souvent du concept de dévier, d'opposer, voire de diffamer.

Comme souvent, étymologie en apprend beaucoup sur les idées. On voit bien ici que Satan représente plutôt le principe d'opposition fondé sur la prise de pouvoir, là où Lucifer inspire simplement à ne pas suivre aveuglément l’establishment sans en questionner les principes.

Toujours dans ma version, une fois les anges rebelles vaincus, c'est Satan qui devient le Diable, tandis que Lucifer retourne vaquer à d'autres occupations.
Une fois n'est pas coutume (ironie) je vais me fendre d'une petite analogie foireuse.

Si on compare la rébellion des anges à la révolution cubaine, Lucifer serait Che Guevara. Il est un inspirateur, un symbole, et bien qu'il soit concrètement un terroriste, il dispose d'une aura incroyable et a ultimement permis de faire avancer les choses, car il a agi par conviction. De fait, Satan serait plutôt Fidel Castro.
Une fois la révolution achevée (avec succès dans leur cas), Castro a mis en place un nouveau gouvernement. Guevara a pris temporairement place dans ce gouvernement avant de le quitter pour rejoindre une nouvelle rébellion ailleurs.

Le fait est que le Che est passé à la postérité globalement plutôt comme un héros, et Castro globalement plutôt comme un dictateur.

Quittons l'analogie boiteuse et revenons à la valeur symbolique et "scénaristique" de nos chers anges rebelles, car nous arrivons à un point important.
Satan a mis en place un contre-establishment, qui est lui-même un establishment, c'est bien là le point qui me dérange.
Lucifer représente un principe et non une institution. Il a pris position contre l'establishment de Dieu pour en critiquer certains principes, mais pas forcément pour établir quelque chose allant à son encontre.

Il ne devrait pas y avoir deux establishment, ni besoin de choisir entre les deux. Un contre-establishment devrait avoir vocation à remettre en question l'establishment pour le faire évoluer et l'améliorer, non pour simplement s'y opposer. Il est parfois nécessaire de le renverser et le remplacer intégralement, mais pas de lui proposer une alternative.

Pour moi il n'y rien de pire que l'anti-conformisme qui est un conformisme. Ce sont des choses auxquelles on assiste bien trop souvent aujourd'hui, dans le domaine social bien-sûr, mais aussi technologique (*tousse tousse* Apple *tousse*) et autres.
Personnellement je n'ai pas peur d'appeler ça de l'anti-progressisme.

Bref, tout ça pour dire que le métal n'est pas satanique du tout, il est luciférien.

lundi 28 septembre 2015

Trop bon, troquons !

On me reproche souvent d'être trop gentil.

Mais sérieusement, en vrai, c'est possible d'être trop gentil ?
Je veux dire...on peut avoir trop d'une qualité ?

Moi quand on me dit que je suis trop gentil c'est comme si on me disait...
"Nan... prends pas cette voiture, elle est trop fiable"
ou...
"Les côtelettes, j'en mange plus c'est trop savoureux"
("sans déconner, vous savez pas ce que ça veux dire savoureux ?" (comprenne qui comprendra))

 Bref ça n'a aucun sens.

Alors, pour changer, je me suis mis à réfléchir sur le sujet : 

Et la conclusion est...comme trop souvent...triste.
Il semblerait qu'on vive dans un monde où les valeurs morales les plus élémentaires sont perçues comme des entraves.
Que l'on soit clair, stricto sensus, c'en sont, Mais par entrave, j'entends entraves à notre développement et notre épanouissement.

Je sens bien que vous ne la voyez pas la contradiction là...je reformule plus simplement, donc.

Avoir de la morale nous rend malheureux.

N'étant plus à une dénégation près, voilà une nouvelle chose que je ne puis accepter.
Et n'étant plus à une théorie bancale près, voici mon avis sur comment on a pu en arriver là : 

On parle souvent de montée de l'individualisme, ça doit bien venir de quelque part tout de même !
On met souvent en cause une dérive du capitalisme. Il est vrai que la constante adéquation risque/profit nécessaire dans le domaine professionnel doit forcément, poussée à son paroxysme comme elle l'est désormais, affecter le domaine personnel.
Mais j'ai plus simple, mais surtout plus bête à proposer.

J'ai l'impression...que les valeurs morales sont soit utilisées à des mauvaises fins *tousse tousse* religion *tousse tousse*, soit tout simplement défendues par des imbéciles.
Tous ça réunis fait que on a l'impression que ce sont des valeurs dépassées et inutiles qui ne sont que de simples poids à notre évolution en tant qu'individu, voire même en temps qu'espèce.

Alors qu'en vérité c'est tout le contraire ! Rappelons-nous pourquoi ces valeurs existent au départ. De la même manière que les lois, ce sont des choses faites pour protéger les gens et faire en sorte qu'ils vivent tous en bonne intelligence.

Les lois, c'est facile, si on ne les suis pas on encoure des sanctions, mais si je fais quelque chose de moralement répréhensible, mais de légal, qui va m'en empêcher hein ? (è_é ) HEIN ? \(èoé )/

Eh bien rien si ce n'est semer le haine et donc la récolter.

Car s'il y'a bien une chose dont je suis sûr, c'est que l'amour appelle l'amour, mais surtout que la haine appelle la haine.

Je ne pense pas être trop gentil, je pense à peine être gentil... j'agis juste en permanence de la manière dont je pense qu'un Humain digne devrait agir, ni plus ni moins.

Croyez-le ou pas, mais les gens y sont réceptifs. Bien-sûr des fois il font des choses qui m'énervent, me révoltent, m'attristent ou me blessent, mais jamais je n'ai été trahis.
Peut-être pensez-vous que j'ai simplement eu de la chance, mais vu le nombre de personnes que je connais et dont je revendique me sentir proche, j'estime que presque 30 ans de chance d'affilée, statistiquement, ça ne tient pas debout.

A bon entendeur...

mercredi 17 juin 2015

Somehow precious

On a coutume de dire qu'on ne se rend compte de ce qu'on a que quand on le perd.
Pour ma part, je ne dirai pas que c'est faux, mais je vois les choses un peu différemment :

La plupart du temps, on a plutôt bien conscience de ce qu'on a, mais pas de ce qu'on doit faire pour le garder.
Ainsi, des choses pour lesquelles il a fallu se battre parfois très fort, sont facilement considérées comme acquises, et on perd l'habitude de se battre pour elles.

Et on finit inévitablement par perdre même ce qui nous est le plus précieux.

Inévitablement ?

Voilà bien la question qui me hante.

Je suis d'accord avec le concept d'impermanence de Bouddha, comme quoi rien ne dure toujours, qu'il est donc naturel que des choses disparaissent, et que l'accepter est l'une des clé du bonheur.
Je suis d'accord avec Epictete, expliquant que certaines choses dépendent de nous et d'autres non, et que ce qui ne dépend pas de nous ne doit pas nous atteindre.

Tout ceci, je le conçois et même, je le défend.

Mais cela veut-il dire que l'on ne doit pas se battre pour ce qui nous est précieux ?
Peut-on empêcher sa perte ?
Ce qui a été perdu peut-il être récupéré ?

J'aimerais vraiment pouvoir répondre à ces questions, mais je vais devoir me contenter du mérite de les poser.

J'ai toujours pensé qu'avec une force de volonté suffisante on pouvait tout surpasser, ou presque.
Et c'est bien ce "ou presque", cette marge d'erreur qui fait toute la différence. Laisser tomber, lâcher prise est sans doute nécessaire, mais comment savoir quand il est trop tard ?

Beaucoup de questions et si peu de réponses mais bon...c'est un blog qui sert à rien après tout !

lundi 25 mai 2015

Lib RT

Vous l'avez peut-être déjà remarqué, je suis souvent en avance sur mes idées mais en retard sur mes pratiques. Ou peut-être l'inverse, la frontière entre l'avance et le retard étant mince, de par la nature cyclique des choses.

Mais là n'est pas la question.

 Il se trouve que je viens, 10 ans après tout le monde, d'achever la lecture du célèbre manga GTO. Il va sans dire qu'il s'agit d'une œuvre majeure et je pourrais noircir un nombre incalculable de pages virtuelles avant d'avoir fini de parler de toutes les valeurs qu'elle véhicule et de toutes les choses qu'elle dénonce :
Abnégation, confiance en soi, pardon, solidarité, d'un côté ; violence, perversion, désespoir de la jeunesse se sentant abandonnée par des adultes de plus en plus démissionnaires de l'autre.

Comme vous le voyez les sujets sont vastes.
Mais en toile de fond, deux thèmes sont récurrents et me tiennent moi-même particulièrement à cœur : assumer ses actes et la pression sociale.

C'est ce deuxième thème qui va nous intéresser aujourd'hui, car je l'associe à un concept on ne peut plus tendance : la liberté.

Quel rapport me diriez-vous ? J'y viens...
Déjà pour plomber l'ambiance dès le début, j'ai deux théories sur la liberté :
Soit elle n'existe pas, soit elle est morte depuis bien longtemps.

C'est un peu rude n'est-ce pas ?

Commençons pas la définition, qu'on ira chercher du côté de l'académie française, tant qu'à faire.

"LIBERTÉ se dit souvent par opposition à Servitude, et signifie, L'état d'une personne de condition libre.
Il se dit aussi par opposition à Captivité.
Il se dit encore par opposition à Contrainte.
Il signifie aussi, Indépendance de caractère, d'état, de conduite. 
Il signifie également, L'état d'un cœur libre, exempt de passion
ou simplement Liberté, Franchise, hardiesse."

Bon ok, c'est loin d'être simple, mais comme ça brûle-pourpoint, l'un d'entre vous est, ou a déjà été libre d'après ces définitions ?

Ponctuellement, ou relativement à certains paramètres, sans doute, mais en général, ça m'étonnerai.

Partons donc des bases : n'importe quoi sur terre, vivant ou non, est au moins soumis aux contraintes physiques de base : loi de conservation de la masse, les 3 lois de Newton, etc...

Étant entendu que la liberté totale n'existe pas (sur terre du moins), je ne suis quand même pas non plus trop vache, je vais ignorer ces contraintes basiques.
Du côté du vivant, une contrainte fondamentale viens s'ajouter : la survie.

Je veux bien aussi ignorer cette contrainte s'il le faut, mais même dans le règne animal, une fois retiré les actions en lien plus ou moins direct avec les deux pulsions fondamentales ; survie de l'individu (instinct de conservation) et survie de l'espèce (instinct de procréation), il ne reste pas tant que ça de temps "libre".

D'autant que, mine de rien, beaucoup d'animaux sont soumis à d'autres contraintes dues à leur structure sociale.

Vous voyez qu'on y viens...

Parce-qu'en terme de contrainte sociale, l'être humain se pose comme un maître.
N'étant pas fondamentalement anarchiste non plus, je peux facilement ignorer les contraintes dues à la morale (autre sujet pourtant épineux...), les bases de la vie en société, voire même s'il le faut le cadre légal dans son intégralité et admettre qu'en dehors de tout cela on puisse être "libre".
(même si depuis la liberté totale, on a ignoré quand même beaucoup de contraintes vous en conviendrez).

Et bien même cette dernière once de liberté à laquelle nous avons pourtant droit, nous choisissons délibérément de nous la retirer à nous-mêmes !

C'est l'essence même de la pression sociale.

On est libre d'avoir la coiffure, l'habillement, le travail, la sexualité, la vie qu'on veut, mais malgré tout on ressent je ne sais quel besoin maladif de créer des cases, de s'y mettre et de persécuter ceux qui en sortent.

Entendons-nous bien, je ne prétends pas être un modèle d'ouverture et de tolérance, il y'a des choses moi-aussi qui me choquent, me dérangent, voire même d'autres que je juge...
Mais je ne peux pas m'empêcher de me demander pourquoi.

On met en place des dress-codes, des canons de beauté, tel poids, telle taille, on s'impose des règles et des comportements qui n'ont pas lieu d'être, on vit dans l'obsession des chiffres...
Pour en revenir à GTO ce qui reviens souviens c'est : "un enseignant ne peut pas faire ceci, un enseignant ne doit pas dire cela, il ne doit pas se comporter de telle manière, il ne doit pas ressembler à ça, un diplômé d'une université de 3e zone ne doit pas donner son avis..."
La vie personnelle des personnages brise leur vie professionnelle et sociale, et c'est bien le plus grand drame que d'être brisé non pas par nos actes, mais par le regard qu'en ont les autres.

Certes, la pression sociale n'est pas neuve, il fut même des époques où elle était sans doute plus rude qu'aujourd'hui, mais entre temps nous avons subi une révolution culturelle, sociale, et même sexuelle à la fin des années 60, qu'en reste-t-il ?

On vit dans un monde où un homme se coupe les cheveux pour trouver du travail, où une femme n'ose pas sortir dans la rue en jupe, où les modèles sont des bimbos et des éphèbes écervelés, où le mot "régime" est en couverture de tous les magazines, où la sacro-sainte liberté d'expression est à deux vitesses et nous en sommes les seuls responsables, on trouve cela normal ?
Je ne peux m'y résoudre.

Nous ne sommes pas définis par nos diplômes, notre héritage, notre fortune, notre rang social, et certainement pas par notre poids, notre taille, nos habits ou la couleur de nos cheveux.
Nous sommes ce que nous faisons et ce que nous avons la volonté d'entreprendre, indépendamment que ce que nous dicte la société. Nous sommes humains !

Chacun est prompt à invoquer la liberté, à clamer la défendre, tout autant qu'il est à la sacrifier au profit de la sécurité, ou à l'enterrer sous des idoles illusoires que nous érigeons nous-mêmes.

Alors jusqu'à ce que nous ayons le droit d'être nous-mêmes dans les yeux des autres, ne me parlez plus de liberté.

jeudi 25 septembre 2014

Losing my Religion

Et non je ne suis pas mort, encore moins décédé (wait...). Je manquais juste ces derniers mois de temps, d'énergie mais aussi, dois-je l'avouer, d'inspiration.

C'est à croire que le déesse du bullshit de l'écriture m'a oublié.
Ah tiens en voilà un sujet intéressant sur lequel broder écrire : la Religion !

Contre toute attente (*ironie*) je ne suis pas croyant. Mais je n'en suis pas moins quelqu'un de "spirituel", quoi que ça veuille dire...

Le terme à la mode est "agnostique" d'ailleurs je crois, qui signifie qu'on pense qu'il peut y avoir un/des Dieu(x) mais aussi ne pas en avoir
Quoi que ça veuille dire...

(Je me rappelle d'ailleurs un épisode de South Park qui traite très bien du sujet, mais je m'égare. Le temps de boire un Dr Pepper et je vais recentrer le débat.)

Bref, je suis "spirituel", disais-je, car je pense tout de même que la façon de penser totalement déterministe et scientifique est insuffisante pour expliquer le monde qui nous entoure. J'ai même tendance à croire que des entités encore inconnues régissent, ou du moins influent sur le hasard et l'intangible. En ce sens, je suis presque animiste.

Mais je ne suis pas religieux. En fait, vous l'aurez sûrement remarqué, mais j'ai beaucoup de mal avec les idées toutes faites, les rituels et les dogmes.

Je veux dire : croire en Dieu n'a rien d'absurde pour moi. En revanche, croire dur comme fer qu'il s'appelle Gilbert, qu'il porte des baskets blanches et qu'il parle avec un faux accent moldave, là ça me dépasse.

Pour moi l'essence même de Dieu c'est de ne pas avoir de forme !

Alors d'accord, nous autres être humains, emprisonnés dans notre façon d'appréhender le monde bornée à nos cinq malheureux sens, sommes obligés de donner une forme aux choses.
Mais dans l'idée que je m'en fais, Dieu apparaitra à l'un sous la forme de Gilbert, et à l'autre sous la forme de Nabilla. Non je déconne, pas Nabilla.

Bref, comment pouvoir affirmer avec autant d'aplomb que la forme qu'on prête à Dieu est forcément la bonne et celle de son voisin la mauvaise ? Pourquoi Dieu n'aurait pas le droit de se faire un cosplay plat de nouilles volant par exemple ?

Et encore je ne parle pas de toutes les prières, les rituels, les costumes...J'ai vraiment du mal à comprendre qu'on puisse aller si loin pour donner une forme à la Foi.

Je ne suis pas bouddhiste, mais je suis avec attention certains préceptes de Bouddha, le premier étant de ne pas croire aveuglément ce que lui-même dit, car il ne propose qu'un seul chemin qui l'a amené lui à l'illumination, mais que c'est à chacun de trouver le sien, qui différera peut-être beaucoup.
Tout porte à croire qu'il n'a pas complètement été entendu, malgré les innombrables formes que peut prendre le bouddhisme.

Dans tous les cas, la Religion est une affaire d'amour, de respect et d'amélioration personnelle.
Après tout, si vous trouvez tous ces éléments à la messe tous les dimanches matin, faites-vous plaisir.
Mais si vous voulez juste imposer au monde que votre façon de faire est la seule vraie, laissez tomber et allez jouer à The binding of Isaac à la place...

mardi 1 avril 2014

Everybody's April fool

- Je le dis ou pas ?
- Dis-le ! Sinon personne ne le verra.
- Ouais mais t'as l'air naze quand tu expliques la référence !
- T'as déjà l'air naze...
- Bon...

Ok donc bon le titre est une référence à la chanson d'Evanescence "Everybody's fool", avec un jeu de mot sur "April fools", "poisson d'Avril" en anglais, youhou...

Sans déconner au risque de passer pour un gros ronchon je n'aime pas du tout le 1er Avril.
Pourtant j'aime bien déconner ça, pas de doute la-dessus, mais le 1er Avril, c'est d'un chiant !

Déjà parce-que c'est prévu, donc tu sais qu'il va y avoir des blagues. C'est comme si je venais vous voir en disant : "Attends, demain, je vais te raconter un truc de ouf, mais en fait ça sera une blague. Tu vas voir tu vas bien te marrer"

Qui trouverais ça amusant ? Franchement ?
Personne.

Mais le pire dans ce jour maudit, ce n'est pas les 50 blagues déjà faites, ce n'est la mort de la lourdeur des poissonneurs (des lilas) fous, ce n'est même pas la 666eme mort de Lemmy...

Le pire, c'est qu'il est impossible d'y discerner le vrai du faux.
D'autant plus que chaque année, il y a toujours des gens pour faire pile ce jour là des annonces importantes !

Ce qui donne lieu à des quiproquo dramatiques :

"Mwahaha, ta mère est morte, trop drole !"
"T'as eu un accident de voiture ? Bien trouvé hahaha !"
ou pire :
"Tordant ! Justin Bieber va sortir un nouvel album !"

Bref le 1er Avril c'est un nid à emmerdes...
D'ailleurs ça porte bien son nom en anglais, "April fools", qu'on peut traduire comme "les idiots d'Avril", ça ne s'invente pas...

Alors moi ce que je propose, c'est d'une part d'arrêter les remaniements ministériels le 1er Avril, mais aussi de carrément tout arrêter !

Le 1er Avril devrait être férié, tout le monde devrait rester chez soi et interdiction formelle de faire quoi que ce soit de constructif ! Interdiction totale de transmettre une vrai info !
Et là, enfin, on pourra se marrer, on sera sûr de ne lire que des conneries !
Parce-que y'en a quand même des bons des poissons d'Avril au final.

Bon même si pour avoir des fausses infos qui sont présentées comme des vraies, on a le Gorafi qui tourne toute l'année...
Éventuellement, eux, ils aurait exceptionnellement le droit de sortir un vrai article le 1er Avril.
Ça...ça serait drôle...

vendredi 10 janvier 2014

Indice Wikipedia

N'en déplaise à certains, Wikipedia reste la plus grosse source d'infos du web.
Vous avez peut-être même comme moi remarqué à quel point il est difficile de trouver des informations en dehors de Wikipedia.

On pense souvent que du fait de son aspect communautaire, les informations qu'on y trouve ne sont pas fiables. Mais en fait il s'agirait que ce soit même le contraire. Apparemment de solides équipes de modération s'occupent de supprimer les contenus inappropriés très rapidement (je ne fais pas de pub, je constate)

Il faut aussi compter sur ce que j'appellerais un "équilibre de communauté" :
Le fait que ce soit un site communautaire signifie que n'importe qui peut venir y écrire une grosse connerie. Mais cela signifie aussi que n'importe qui peut venir corriger la grosse connerie.
L'équilibre de communauté réside simplement dans le fait que les personnes qui vont consulter un article Wikipedia sont naturellement des personnes intéressées par le sujet, donc avec une forte probabilité d'en savoir ne serait-ce qu'un peu dessus.
Ces gens-là pourront alors corriger les éventuelles erreurs et enrichir le sujet. Et s'ils enrichissent avec des informations inexactes, un autre viendra le corriger et l'enrichir à nouveau.
En gros Wikipedia c'est comme la communauté scientifique. En théorie chaque nouvelle contribution ne fait qu'améliorer le domaine, justement par le fait qu'elle est accessible à tous.
Et si vous pensez que c'est faux, demandez-vous comment on en est arrivé à construire des ordinateurs et des avions. Et non ce n'est pas monsieur Avion qui l'a inventé de A à Z tout seul dans son coin.
Et je ne parle pas des vertus de Wikipedia comme traducteur en contexte (essayez et vous verrez)

Mais ce n'est même pas là mon propos principal.
Puisque non content de vous vanter les vertus de l'équilibre communautaire, je vais aussi mettre en lumière un effet secondaire intéressant.
Comme toujours le constat de base est simple. Les articles les plus consultés sont ceux qui intéressent le plus de monde et ceux qui ont le plus de chances d'être enrichis.
j'en déduis donc qu'on peut mesurer la popularité ou la visibilité d'une personne ou d'une notion en fonction de son article Wikipedia.

J'appelle cela l'Indice Wikipedia (ou IW)

Il y a plusieurs critères pour le calculer :
- La longueur de l'article
- Le nombre de langues dans lequel il a été traduit
- Les médias associés (documentation)
- Les sources citées

Prenons un exemple arbitraire : l'article Wikipedia sur Angelina jolie
http://fr.wikipedia.org/wiki/Angelina_Jolie

On est en présence d'un article très détaillé, agrémenté de nombreuses photos et tableaux et disponible en pas moins de 99 langues. Il est de plus étayé par de très nombreuses sources citées qui ne font qu'agrandir la crédibilité de l'article et donc l'IW

Ceci prouve sans équivoque la popularité de la star à l'échelle internationale.

Prenons maintenant l'article de Raymond Barre
http://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Barre

L'article est beaucoup plus détaillé et documenté que je ne l'aurais cru et est de plus étayé par un nombre conséquent de ressources. Il est aussi disponible en tout de même 28 langues.
Malgré un indice IW contre toute attente relativement élevé, la supériorité écrasante de l'IW d'Angelina Jolie est sans appel sur sa popularité nettement supérieure, ce qui je pense n'était de toute façon pas à prouver.

Une autre expérience intéressante est de calculer un IW par pays. On voit ainsi que l'article de Raymond Barre est beaucoup plus léger en anglais et quasi anecdotique en japonais. Tandis que l'article anglais d'Angelina Jolie est évidemment immense et son article japonais conséquent, ce qui montre son rayonnement international.

Je vous laisse comparer, juste par curiosité scientifique avec l'IW de Mickaël Vendetta
http://fr.wikipedia.org/wiki/Micka%C3%ABl_Vendetta