dimanche 25 décembre 2016

Ah si j'étais riche...

Parfois...l'insomnie frappe.
C'est arrivé à tout le monde, c'est inévitable. Et à ces occasions on a toujours le cortège de questions plus ou moins métaphysiques, dont l'une, je pense universelle :

Qu'est-ce que je ferai si je gagnais au loto ?

(à moins, bien-sûr, que vous ne soyez déjà immensément riche, auquel cas, lisez quand même).

Pas de grande surprise, nous sommes tous les mêmes, on pense immédiatement à la belle maison, la grosse berline ou la voiture de sport dont on a toujours rêvé, et arrêter de travailler pour se la couler douce au soleil.

Mais est-ce vraiment tout ?
Récemment, une personne à gagné lors d'un tirage de l'euromillions plus de 61 millions d'euros.

J'ai fait un rapide calcul, en mettant de côté rien que la moitié de cette somme j'ai déjà assez d'argent pour passer toute ma vie avec un pécule mensuel tel que je n'ai même aucune idée de comment il est possible de le dépenser.

Reste donc une trentaine de millions à dépenser à loisir, et là soyons clairs, même avec la(les) voiture(s) et la(les) maisons(s) et autres commodités pour moi et mes proches, je dépenserai quoi ? Allez, 5 millions ? 10 ?
Il me reste encore une bonne vingtaine de millions sur les bras !

Alors je pense à cette association dans laquelle j’œuvre qui pourrait faire tellement de choses avec plus de budget, je pense à la petite entreprise où je travaille, qui faute de moyens ne peut pas réaliser son potentiel, tellement de choses à faire avec de l'argent, mais quelle somme encore, 5 autres millions ?

Finalement, je me dis que j'aimerais utiliser cet argent pour financer des projets que je trouve intéressants, qui apporteront quelque chose dans le divertissement, le monde du travail, ou le progrès social. Donner leur chance à ceux qui ont une idée digne d'intérêt à réaliser. Donner une chance, ça sonne bien...
Finalement je me dis que j'aimerais utiliser cet argent pour rendre le monde meilleur.

Il y'a tellement de moyens de faire ça quand on y réfléchit. Je connais tellement de personnes de cœur et de talent qui galèrent à trouver du travail, alors qu'avec des moyens ils pourraient monter des projets qui adouciraient le monde, même très localement, même un tout petit peu.

Les gens qui dorment dans la rue, de quoi ont-ils besoin ? D'une chance. Avec les millions qu'il me reste, je peux acheter une dizaine d'appartements, les mettre à disposition de personnes auxquelles j'ai donné 1000€ pour un loyer symbolique de 50€, et avec une adresse et un minimum d'argent, ils auront enfin la possibilité de trouver un emploi dans l'une des entreprises que j'ai financé auparavant.

De combien de personnes je peux changer la vie avec mes 20 millions ? Et sans me priver.
Et même si je n'ai touché que 100 personnes, on me dira que je n'ai pas changé le Monde et je répondrai que j'ai changé LEUR monde.

Et encore je suis tout seul dans l'histoire, imaginez une dizaine de personnes comme moi. On pourrait constituer un fond d'investissement qui servirait d'une part à permettre de créer de l'emploi et d'autre part à offrir une situation aux personnes pouvant occuper ces emplois.

C'est le rôle de l'Etat vous dites ? Il ne peut pas. Il gère déjà les retraites, le régime social, la géopolitique extérieure, la sécurité intérieure et la bonne marche administrative du pays, chacune de ces actions étant déjà extrêmement coûteuse. N'attendez pas que l'Etat fasse tout à notre place !
Et comme les banques ne jouent pas le jeu, les seuls à avoir les clés de la réussite sont les détenteurs de capitaux indépendants qui sont libres de leur mouvements et n'ont pas peur de mettre sur la table de l'argent (qu'ils ne dépenseront de toute façon jamais), sans retour sur investissement. (Reste à espérer que ceux-là existent encore...)

Bien-sûr je comprend, c'est "facile" quand on gagne au loto car on n'a pas vraiment fourni d'effort pour acquérir l'argent, il est aussi normal qu'on soit moins généreux dans l'emploi d'un argent qu'on a durement gagné à force de travail, mais si on réfléchissait à ce que l'on pourrait déjà faire avec des sommes pas si importantes que ça...

Bref, si j'étais riche je crois que j'essaierai de changer le monde. Je l'espère en tout cas...

mercredi 6 juillet 2016

Manu 49.3

Je ne suis pas un activiste dans l'âme, surtout quand il s'agit de politique.
Mais des fois il y a ce moment où on a l'inspiration, le coup de génie, la possibilité  de produire quelque chose de cool.
Dans ces cas-là, soit on se dit "ah oui ça serait cool", soit on profite de la vision qui nous est accordée.

Donc quand j'ai eu cette idée avec la certitude que ça rendrait bien, je n'ai pas hésité. Et grand bien m'en a pris parce-que je trouve qu'effectivement ça rend bien !

Voici donc un petit détournement de "Manu" de notre cher Renaud, en référence à notre Manu national, vous le reconnaitrez.
Franchement...déconne pas Manu !


Eh ! Manu rentre chez toi
Y’a des larmes c’est la guerre
Les écoles vont fermer
Pi tu gonfles l’ouvrière
T’as l’air d’un dur un cuire
Mais ça nous f’sait marrer
Moi j’pensais que faire pire
Ca pouvait pas t'arriver
J’oubliais qu’les rouages
Des élections bientôt
Te font faire du tapage
Pour électeur facho

Eh ! déconne pas Manu
Va pas piquer nos graines
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent

On voulait tous taffer
Mais on s’sentait tout seuls
Tu disais vous m’faites chier
J’veux juste sauver ma gueule
T’as imposé cette loi
Qu'était faite pour personne
T’as dit 49.3 !
Et du coup y’a maldonne
T'as été un peu vite
T’as un peu joué au con
T’as am’né sur les flics
La haine de la nation

Eh ! déconne pas Manu
C't'à nous qu'tu fais d'la peine
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent

C’est vrai, on est des loups
On est fait pour vivre en bande
Mais la nuit pas debout
Ou alors pas longtemps
Nous autres ça fait un bail
Qu’on essaie les manifs
Toi t’envoies la flicaille
Tu t’enterres et tu flippes
Eh ! Manu vivre libre
C'est au dessus du seuil
Et ça fait mal au bide
Ceux qui pensent qu’à leur gueule

Eh ! déconne pas Manu
Ça sert à rien la haine
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent

La France elle est miteuse
Manu faut qu'tu t'arraches
Elle peut pas être heureuse
Avec des lois qui clashent
Si tu lui dit qu’tu l’aime
Mais que t’y met le feu
Ben t’y semes de la haine
Et Marine s’y sent mieux
Dis-lui qu't'es désolé
Qu't'y a mis le foutoir
Mais quand t’as décidé
T'as du t'tromper d'histoire

Eh ! déconne pas Manu
Va pas piquer nos graines
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent

Eh ! déconne pas Manu
Ça sert à rien la haine
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent

Eh ! déconne pas Manu
C't'à nous qu'tu fais d'la peine
Une mauvaise loi d ‘perdue
C’est dix votants qui r’viennent
Eh déconne pas Manu déconne pas

mardi 8 décembre 2015

A vos thés !

L'autre jour j'ai voté.

Ce n'était pas arrivé depuis longtemps, plusieurs années, pendant lesquelles j'ai un peu regretté de ne pas avoir participé du tout.

Alors j'ai pris mon courage à deux mains, je me suis inscrit et je suis allé voter.
Un petit pas pour l'homme, mais un grand bond pour la démocratie ? Ou pas...

Passons rapidement sur le fait que rien n'est fait pour inciter les gens à aller voter. La déclaration d'impôt, elle, arrive sans embuches dans la boite aux lettres ou la boite mail, mais un petit message disant "Vous n'êtes pas inscrits sur les listes électorales, pensez à le faire avant telle date", oulah non, trop compliqué...
Et puis pour commencer, quelle idée derrière le fait de devoir s'inscrire sur une liste pour pouvoir aller voter ?
Comme si ma carte d'identité ne constituait pas un accès suffisant.

Mais bon admettons, toujours est-il qu'aucune notification d'aucune sorte, il faut aller chercher toutes les informations soi-même, à commencer par à quoi servent les gens qu'on est sensé élire. Passons aussi sur le fait que le seul programme qu'il m'ait été donné de recevoir est celui du FN, et après on se demande pourquoi ils récoltent autant de votes...

Passons aussi sur le fait que je me sois pointé au mauvais bureau de vote parce-qu'il n'a pas non plus été jugé utile de me notifier du bureau de vote auquel je suis rattaché. Je suis enfin au bon endroit :

Je récupère ma carte d'électeur (que personne n'a jugé utile de m'envoyer non plus), j'attrape sans conviction les différentes listes et me rend dans l'isoloir. Ma résolution déjà quasi-définitive se concrétise alors à la vue de la quantité de noms qui défilent sous mes yeux et qui ne m'évoquent rien d'autre que de l'indifférence, et c'est avec une enveloppe vide que j'avance vers l'urne.

A voté...

Voilà, c'est fait, j'ai voté à nouveau, j'ai fait une grande avancée me dit une amie.
Pour ma part, je suis investi du même sentiment de vacuité que lors de mon premier, et pendant longtemps, dernier vote.
Second tour : je retournerai aux urnes. Pour devoir choisir entre voter pour quelqu'un que je n'aime pas pour éviter quelqu'un que j'aime encore moins, sachant que ni l'un ni l'autre ne feront avancer les choses, ou persister dans la voie du vote blanc, sachant qu'il ne gagnera jamais les élections.

Suis-je fier d'être retourné voter ? Oui
Ai-je le sentiment d'avoir fait mon devoir de citoyen ? Non.

Je ne tiens pas à faire l'apologie de l'abstention, mais je ne tiens pas plus à faire l'apologie du vote. On rabâche sans cesse que nos ancêtres se sont battus pour ça, qu'on a de la chance d'être en démocratie et d'avoir le droit de voter...
Mais vote ne veux pas dire démocratie. Je ne pense pas que nos ancêtres se soient battus pour que nous votions, résignés, pour un moindre mal.
Cette démocratie-là est morte il y'a bien longtemps, extrême droite ou pas.

Ouvrons les yeux

Le FN n'est pas la cause du mal, c'en est une conséquence. Et comme disait Coluche en plaisantant (à moitié) : "Si voter changeait quoi que ce soit, ça ferait longtemps que ça serait interdit".

Alors oui je vais continuer à aller voter, mais il en faudra bien plus pour me convaincre que c'est utile à la France et au Monde.

lundi 16 novembre 2015

La Terreur

Aujourd'hui, pas de jeu de mot dans le titre, pas de référence cachée, pas de nouveau concept.

Mais tout le monde sait de quoi, je parle. Si vous lisez cet article dans longtemps, nous sommes le 16 novembre 2015.
J'avais failli m'exprimer en Janvier déjà, mais je ne l'avais pas fait pour plusieurs raisons, qui seront d'ailleurs le cœur de mon propos.

On le sait aujourd'hui, le but des terroristes c'est d'inspirer la peur, c'est pour cela qu'il ne faut pas y céder.

J'ai peur évidemment, je n'ai pas envie de me faire trouer la peau, comme ça, pour rien. Mais ce n'est pas ce que je crains le plus.
Bien-sûr, je n'arrive pas à comprendre comment de telles choses peuvent arriver, comment la cause peut entrainer la conséquence, comment il existe des humains capables de faire ça pour ces raisons, et comme tout ce qu'on ne comprends pas, ça fait peur.

Mais pour horribles que soient les événements, ils servent surtout à amorcer, ou plutôt alimenter un processus effrayant.
J'ai peur du monde de demain, de comment les choses vont évoluer, mais même si une guerre ouverte éclatait, le Monde s'en relèverait, et si je dois mourir dans le processus, qu'il en soit ainsi.

Mais je crains vraiment l'inévitable shitstorm qui va déferler à la télé, à la radio, dans la presse et surtout sur les réseaux sociaux.
Je crains qu'il soit véritablement inévitable.
Amalgames, insultes raciales, messages de haines divers vont fuser, mais je crains tout autant les oppositions à ces messages.

Je crains la récupération politique, médiatique, communautaire...
Je crains le détournement de bons sentiments.

Je crains que des événements ne cristallisent un mal plus pernicieux encore, ne révèlent que plus notre incapacité à gérer le monde que nous avons nous-même construit.
Le guerre contre le terrorisme est une guerre d'ignorance, de préjugés et d'incompréhension. Une guerre issue d'une vision pervertie du profit et des idéaux. C'est une guerre qui se joue à la fois arme et souris à la main, dans le claquement des fusils mitrailleurs comme dans celui des touches du clavier.
C'est une guerre psychologique que nous choisissons actuellement de perdre en voulant trop la gagner.

Enfin, je crains d'ajouter moi-même une pierre à l'édifice que je dénonce.

mercredi 28 octobre 2015

Lucie fais rien

C'est marrant les amalgames quand même...

Par exemple on dit souvent que le métal c'est satanique, mais les vrais sataniques ça existe vraiment ? Enfin bien-sûr que ça existe, mais il doit y en avoir assez peu au final, non ?

Quoi qu'il en soit j'écoute du métal, mais je ne suis pas satanique, je ne suis même pas croyant !
Mais si je l'étais, peut-être bien que je serai Luciférien.

Je peux comprendre que le principe monothéiste ait besoin d'une unité de représentation de l'antagoniste, mais je trouve ça triste que la tradition chrétienne ait assimilé complètement Lucifer à Satan.
Pour moi ils représentent bien deux principes différents.

Je replante le décor pour ceux qui ne sont pas familiers avec le contexte : On est au début du monde, tout va bien, tout est beau, tout est bien, et...on se fait un peu chier.
Dieu il est tout tranquille avec son armée d'anges et il gère sa petite affaire peinard.
Seulement parmi les anges, certains ne sont pas d'accord avec ça et une rébellion finit par éclater.
Là selon les textes, elle est menée par Satan alias Lucifer, Azazel, ou encore Crono et Aion (référence cachée). Le rébellion foire, les anges rebelles sont expulsés du Paradis, s'écrasent la tronche par terre et leur chef fonde l'Enfer et devient le Diable.

Dans ma version à moi, les rebelles sont menés par Lucifer ET Satan. Satan est bien le chef de la rébellion, mais Lucifer en est le symbole, l'inspiration, le meneur.

Mais vous devez vous demander ce qu'il y'a de si cool à ça.

Disons que Dieu représente l'ordre, la morale, la discipline...en un mot, l'establishment comme disent les américains. Il est nécessaire, mais pour qu'il fonctionne, un maximum d'uniformité est aussi requise.
Ceci admis, les rebelles représentent donc naturellement, en plus du chaos et d'un tas de trucs mauvais, le libre arbitre, l'individualité, en un mot : la liberté.

Lucifer signifie "porteur de lumière". C'est même l'un des noms attribués à Jésus lors son arrivée !
L'étymologie se Satan est plus complexe, mais on le rapproche souvent du concept de dévier, d'opposer, voire de diffamer.

Comme souvent, étymologie en apprend beaucoup sur les idées. On voit bien ici que Satan représente plutôt le principe d'opposition fondé sur la prise de pouvoir, là où Lucifer inspire simplement à ne pas suivre aveuglément l’establishment sans en questionner les principes.

Toujours dans ma version, une fois les anges rebelles vaincus, c'est Satan qui devient le Diable, tandis que Lucifer retourne vaquer à d'autres occupations.
Une fois n'est pas coutume (ironie) je vais me fendre d'une petite analogie foireuse.

Si on compare la rébellion des anges à la révolution cubaine, Lucifer serait Che Guevara. Il est un inspirateur, un symbole, et bien qu'il soit concrètement un terroriste, il dispose d'une aura incroyable et a ultimement permis de faire avancer les choses, car il a agi par conviction. De fait, Satan serait plutôt Fidel Castro.
Une fois la révolution achevée (avec succès dans leur cas), Castro a mis en place un nouveau gouvernement. Guevara a pris temporairement place dans ce gouvernement avant de le quitter pour rejoindre une nouvelle rébellion ailleurs.

Le fait est que le Che est passé à la postérité globalement plutôt comme un héros, et Castro globalement plutôt comme un dictateur.

Quittons l'analogie boiteuse et revenons à la valeur symbolique et "scénaristique" de nos chers anges rebelles, car nous arrivons à un point important.
Satan a mis en place un contre-establishment, qui est lui-même un establishment, c'est bien là le point qui me dérange.
Lucifer représente un principe et non une institution. Il a pris position contre l'establishment de Dieu pour en critiquer certains principes, mais pas forcément pour établir quelque chose allant à son encontre.

Il ne devrait pas y avoir deux establishment, ni besoin de choisir entre les deux. Un contre-establishment devrait avoir vocation à remettre en question l'establishment pour le faire évoluer et l'améliorer, non pour simplement s'y opposer. Il est parfois nécessaire de le renverser et le remplacer intégralement, mais pas de lui proposer une alternative.

Pour moi il n'y rien de pire que l'anti-conformisme qui est un conformisme. Ce sont des choses auxquelles on assiste bien trop souvent aujourd'hui, dans le domaine social bien-sûr, mais aussi technologique (*tousse tousse* Apple *tousse*) et autres.
Personnellement je n'ai pas peur d'appeler ça de l'anti-progressisme.

Bref, tout ça pour dire que le métal n'est pas satanique du tout, il est luciférien.

lundi 28 septembre 2015

Trop bon, troquons !

On me reproche souvent d'être trop gentil.

Mais sérieusement, en vrai, c'est possible d'être trop gentil ?
Je veux dire...on peut avoir trop d'une qualité ?

Moi quand on me dit que je suis trop gentil c'est comme si on me disait...
"Nan... prends pas cette voiture, elle est trop fiable"
ou...
"Les côtelettes, j'en mange plus c'est trop savoureux"
("sans déconner, vous savez pas ce que ça veux dire savoureux ?" (comprenne qui comprendra))

 Bref ça n'a aucun sens.

Alors, pour changer, je me suis mis à réfléchir sur le sujet : 

Et la conclusion est...comme trop souvent...triste.
Il semblerait qu'on vive dans un monde où les valeurs morales les plus élémentaires sont perçues comme des entraves.
Que l'on soit clair, stricto sensus, c'en sont, Mais par entrave, j'entends entraves à notre développement et notre épanouissement.

Je sens bien que vous ne la voyez pas la contradiction là...je reformule plus simplement, donc.

Avoir de la morale nous rend malheureux.

N'étant plus à une dénégation près, voilà une nouvelle chose que je ne puis accepter.
Et n'étant plus à une théorie bancale près, voici mon avis sur comment on a pu en arriver là : 

On parle souvent de montée de l'individualisme, ça doit bien venir de quelque part tout de même !
On met souvent en cause une dérive du capitalisme. Il est vrai que la constante adéquation risque/profit nécessaire dans le domaine professionnel doit forcément, poussée à son paroxysme comme elle l'est désormais, affecter le domaine personnel.
Mais j'ai plus simple, mais surtout plus bête à proposer.

J'ai l'impression...que les valeurs morales sont soit utilisées à des mauvaises fins *tousse tousse* religion *tousse tousse*, soit tout simplement défendues par des imbéciles.
Tous ça réunis fait que on a l'impression que ce sont des valeurs dépassées et inutiles qui ne sont que de simples poids à notre évolution en tant qu'individu, voire même en temps qu'espèce.

Alors qu'en vérité c'est tout le contraire ! Rappelons-nous pourquoi ces valeurs existent au départ. De la même manière que les lois, ce sont des choses faites pour protéger les gens et faire en sorte qu'ils vivent tous en bonne intelligence.

Les lois, c'est facile, si on ne les suis pas on encoure des sanctions, mais si je fais quelque chose de moralement répréhensible, mais de légal, qui va m'en empêcher hein ? (è_é ) HEIN ? \(èoé )/

Eh bien rien si ce n'est semer le haine et donc la récolter.

Car s'il y'a bien une chose dont je suis sûr, c'est que l'amour appelle l'amour, mais surtout que la haine appelle la haine.

Je ne pense pas être trop gentil, je pense à peine être gentil... j'agis juste en permanence de la manière dont je pense qu'un Humain digne devrait agir, ni plus ni moins.

Croyez-le ou pas, mais les gens y sont réceptifs. Bien-sûr des fois il font des choses qui m'énervent, me révoltent, m'attristent ou me blessent, mais jamais je n'ai été trahis.
Peut-être pensez-vous que j'ai simplement eu de la chance, mais vu le nombre de personnes que je connais et dont je revendique me sentir proche, j'estime que presque 30 ans de chance d'affilée, statistiquement, ça ne tient pas debout.

A bon entendeur...

mercredi 17 juin 2015

Somehow precious

On a coutume de dire qu'on ne se rend compte de ce qu'on a que quand on le perd.
Pour ma part, je ne dirai pas que c'est faux, mais je vois les choses un peu différemment :

La plupart du temps, on a plutôt bien conscience de ce qu'on a, mais pas de ce qu'on doit faire pour le garder.
Ainsi, des choses pour lesquelles il a fallu se battre parfois très fort, sont facilement considérées comme acquises, et on perd l'habitude de se battre pour elles.

Et on finit inévitablement par perdre même ce qui nous est le plus précieux.

Inévitablement ?

Voilà bien la question qui me hante.

Je suis d'accord avec le concept d'impermanence de Bouddha, comme quoi rien ne dure toujours, qu'il est donc naturel que des choses disparaissent, et que l'accepter est l'une des clé du bonheur.
Je suis d'accord avec Epictete, expliquant que certaines choses dépendent de nous et d'autres non, et que ce qui ne dépend pas de nous ne doit pas nous atteindre.

Tout ceci, je le conçois et même, je le défend.

Mais cela veut-il dire que l'on ne doit pas se battre pour ce qui nous est précieux ?
Peut-on empêcher sa perte ?
Ce qui a été perdu peut-il être récupéré ?

J'aimerais vraiment pouvoir répondre à ces questions, mais je vais devoir me contenter du mérite de les poser.

J'ai toujours pensé qu'avec une force de volonté suffisante on pouvait tout surpasser, ou presque.
Et c'est bien ce "ou presque", cette marge d'erreur qui fait toute la différence. Laisser tomber, lâcher prise est sans doute nécessaire, mais comment savoir quand il est trop tard ?

Beaucoup de questions et si peu de réponses mais bon...c'est un blog qui sert à rien après tout !